Sur les murs de la salle d’Arts Plastiques


Deux nouvelles oeuvres de l’Artothèque de Poitiers sont accrochées sur les murs de la salle d’Arts Plastiques.

Djamel Tatah

L’oeuvre de Djamel Tatah ne laisse pas indifférent.
« – Aaaah, mais c’est qui celui-là ? »
« – Fais gaffe, c’est un fantôme ! »

…oui, ce portrait peut effrayer.

Qu’en penser ? Quels mots mettre sur ce type d’image ?

« Dans une peinture sobre et épurée, Djamel Tatah livre une représentation de l’homme contemporain qui affirme sa présence au monde. A partir de la réalité, des situations les plus ordinaires aux événements qui marquent l’actualité, il peint des figures humaines, à l’échelle du corps, suspendues dans le temps, plongées dans le silence et qui semblent n’appartenir à aucun lieu défini. Réévaluant la solitude comme vertu, l’artiste tente de dépasser la réalité pour expérimenter, au moyen de la couleur, de la lumière et du trait, son sentiment d’être au monde. »

…et qu’en dit l’artiste, lui-même ? :
« Ma peinture est silencieuse. Imposer le silence face au bruit du monde, c’est en quelque sorte adopter une position politique. Cela incite à prendre du recul et à observer attentivement notre rapport aux autres et à la société. »

En savoir plus : le site de l’artiste Djamel Tatah

Françoise Petrovitch

Sérigraphie Sémiose Editions, dim. 40 X 80 cm (2009). n° 74/100

« – C’est une fille ou un lapin ? »
« – Je ne sais pas, elle me fait penser à Alice au Pays des Merveilles…c’est bizarre ».

…oui, comme souvent avec les oeuvres de Françoise Petrovitch, nous sommes entrainés dans un monde mi-réel, mi-onirique.

Qu’en penser ? Quels mots mettre sur ce type d’image ?

Philippe Piguet (critique d’art et commissaire d’exposition ) nous donne ces quelques mots :
« Françoise Pétrovitch met en scène des figures de jeunes filles et de jeunes garçons, généralement anonymes. […] Simplement dessinées sur le fond blanc du papier, ces figures s’en détachent dans la fragilité de leur silhouette tout en faisant corps avec le support sur lequel l’artiste les a projetées. Si leur attitude en suspens ne s’accorde avec aucune narration particulière pour ne rien expliciter de leurs faits et gestes, du moins de ce qui motive ceux-ci, leur présence est telle qu’on ne peut les oublier sitôt qu’on les a croisées. C’est que l’art de Pétrovitch est requis par la mémoire. Une mémoire non pas individuelle mais collective, une mémoire plus ou moins partagée, consciemment ou non, et dont l’artiste nourrit chacun de ses actes. Ce qu’elle nous raconte ne tient d’aucun fil discursif mais d’arrêts sur images dont la force de signe l’emporte sur toute relation historiée ».

site de l’artiste Françoise Petrovitch